Archivo | abril, 2016

Opinions_L’homme vitrine

16 Abr

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L’Homme Vitrine!

La langue de l’amour est morte. Et dans la fébrilité inconsciente de la chair aux enchères, la pauvreté de plastique, de gadgets, d’immolation continue, la vie est une sorte de terre cuite derrière une vitrine astiquée où tous les pantins sont à vendre pour un job.

Les cerveaux sont moulés.

Usinés.

Pas plus « profonde » et monocolore qu’une Ford-T sociale. Machinés. À la chaîne. Figés.

« Vos enfants sont les enfants de la Vie », disait Khalil Gibran. Ils sont maintenant les enfant des états. Ils sont peut-être si affamés de leur BIG MOI qu’ils vendent leur cerveaux aux états. Fiers à bras, fiers à neurones.

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Notre petit penseur ne sait pas qu’il est pensé. Il est ciselé aux doctrines martelées incessamment, abonné à tout le frelaté qu’il avale chaque jour. Il est pourrissant, mais vivant. Soutenu par les « spécialistes », cette horde de zombies calcinés au savoir scientifique, vendeurs de salades mondialistes.

Imbriqué dans toutes les formes de contrôles numérisés, se débattant dans le grand filet des technologies, – à la fois s’y baignant de plaisir -, sans savoir nager dans l’océan de la Vie.

Le petit simiesque est « écoutatif ». On ne lui parle pas de réalité, ni d’Histoire, ni de philosophie, pour décoder l’image du monde, de sa venue sur Terre, de son essence.

Plus de passé, un présent contaminé par la destruction du passage des autres, des sociétés, des guerres, etc. Non. Notre nature est désormais d’être un fonctionnaire aux mains javellisées qui a «  une vision du futur ».  On a barbouillé l’image de la trajectoire de l’humanité, caviardé le passé, embrumé le présent. Il ne reste que le futur incertain mais prometteur par la chimie des nouvelles molécules et l’espoir de trouver de l’eau sur Mars alors que l’Afrique en manque.

Il n’est plus inspiré… Il est respiré jusqu’à son dernier souffle. Déryhtmé. Sa vision est celle d’un aveugle guidé par des chiens.

Détêté. Le dépoisson… Issu de l’eau, on lui bouffe la tête pour qu’il ne se serve plus de la structure cachée et lumineuse de son entièreté liée à la  grandeur des ondes vibratoires camouflée sous ce montage de chair.

C’est maintenant une machine, un montage plastique.

Pourvu qu’il serve!

C’est sans doute le plus étrange des nègres concocté par le besoin fourbe et matérialiste des fabulateurs à formules répétitives.

Quand on a vendu son corps, on a vendu son âme. Nous sommes dans une ère de décapités à coups de sabres roses. À coups de discours aux phrasés des langues de lames aiguisées de leur spécialité.

La vente de « certitudes » des corporations est maintenant une sorte de monoxyde de carbone hypnotique mais vraiment efficace.

Nous vivons de la mort du vivant. Les plantes, les forêts, les terres, les pays, les « idées ».

La Vie est une vente de feu…

Allumez! avant d’éteindre…

Merci à : GP

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Opinions_Le rêve humain…

16 Abr

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Hélène Dorion – L’auteure, poète et écrivaine

Entre le terrorisme et les menaces écologiques, quelle place reste-t-il pour que la vie humaine ne perde pas pied?

Nous marchons au milieu d’un monde fracassé. Réalité virtuelle, consommation effrénée, recherche de profit, déshumanisation des liens et dévastation des lieux, la liste est longue pour décrire l’horizon actuel de nos vies. Et tout aussi longue, celle de ce qui s’est peu à peu effrité, parfois perdu, de ce qui constitue pourtant les fondements mêmes de notre présence au monde : les liens au beau, au juste, au bon et à l’Autre.

L’humain n’est plus au coeur des décisions. Il a été remplacé par des impératifs qui réduisent le bien-être individuel et collectif à la production et à la consommation, sans égard pour la qualité environnementale et celle de l’existence.

J’écris ce texte après les attentats de novembre 2015 à Paris, Beyrouth, Bamako, au moment où se tient la COP21. Entre le terrorisme et les menaces écologiques, quelle place reste-t-il pour que la vie humaine ne perde pas pied ? Comment renouer avec ce qui manifeste notre nature profonde et faire de nos vies une manière d’aimer le monde et de donner sens à notre présence ?

Tout passe. Tout meurt. Nous le savons. Nous savons l’éphémère, mais plutôt que de le laisser nous rappeler combien la vie est précieuse, il n’est plus considéré que sous l’angle du jetable, de telle sorte que nous faisons l’expérience du monde dans une instantanéité qui nous dessaisit du sens même de vivre. Au contraire de nous rendre conscients de la valeur de l’existence, l’éphémère en est venu à nous déresponsabiliser : puisque tout passe, rien n’a d’importance, dit une société qui prétend nous protéger de ce monde dont elle ne cesse de nous éloigner.

Pour Spinoza, l’humain est animé par ce qu’il appelle le « désir de persévérer dans son être ». Effort, volonté, appétit, ainsi se définit pour lui notre essence, nous qui cherchons consciemment à devenir. Et nous ne sommes pas seuls à être mus par cet élan. La nature — dont nous faisons intrinsèquement partie — tend elle aussi à se réaliser et à produire sans cesse de la vie. Mais plutôt que de contribuer à cette aspiration et d’accomplir l’union avec la nature qu’évoquent les textes sacrés, nous l’utilisons et l’exploitons pour nous-mêmes, transformant en conquête ce qui devrait constituer une quête commune. Nous nions du même coup la valeur inhérente à la nature, et donc à la Terre.

Plus encore, l’être humain ne se soucie que de son propre bien-être, sans égard pour ce lieu qu’il habite, ne le respectant pas davantage qu’il ne le protège — l’humain, nous rappelle Hubert Reeves, est d’ailleurs le seul animal à souiller son nid. La Terre, comme plus récemment le cosmos, n’existerait que pour lui et n’aurait d’autre dessein que de servir sa destinée.

Témoignant d’un égocentrisme outrancier, l’humain a ainsi détourné le sens même de la nature et cherché à l’assujettir à ses désirs excessifs et à sa volonté de pouvoir. L’amour du monde ? Ce lien fondateur, qui devrait être empreint d’empathie, de gratitude et de compassion, est plutôt marqué par la tension et la lutte. Si nous voulons remplacer le pouvoir sur l’Autre en amour de l’Autre, étreindre le monde plutôt que de le broyer, peut-être devons-nous retourner à la beauté, faire l’expérience des qualités réparatrices que ne cesse de déployer l’univers, et que l’art transpose pour en exprimer le souffle singulier. Le destin humain pourrait bien être cette quête d’un passage entre le dehors et le dedans, entre le haut et le bas.

En 1854, un homme en quête de liberté, d’émerveillement et d’un sens à la vie qui en respecte aussi les valeurs fondamentales a défendu un rêve qui n’était pas celui de dominer la nature, d’en exploiter les ressources ou de détruire, au nom du progrès, la maison que nous habitons. Cet homme, Henry David Thoreau, écrivait : « L’argent n’est point requis pour acheter un simple nécessaire de l’âme. »[…] Sensible au vivant — aux animaux, aux arbres et aux plantes, à tout ce qui est notre miroir, dirait la sagesse chinoise —, Thoreau a entrepris ce voyage de transformation de son être, ce parcours immobile qui est une plongée au coeur de soi.

Pour « avancer dans la direction de ses rêves », comme il l’écrivait, et pour que la vie humaine ne se réduise pas à la survie ou au divertissement, mais qu’elle soit une manifestation de notre essence, nous savons que des changements profonds et durables doivent avoir lieu dans nos sociétés. Mais le plus grand défi est de transformer notre conscience. Pour éviter de retourner sur les sillons déjà creusés, c’est une nouvelle vision du rêve humain qu’il faut élaborer, une nouvelle manière de nous lier au monde, et donc de l’aimer.

Notre premier pas consisterait alors à porter attention et amour à ce monde en s’accordant à ce que les bouddhistes appellent notre bonté fondamentale, cette disposition du coeur présente en chacun de nous, qui ouvre à la bienveillance, à la gratitude et au partage. N’est-il pas urgent de recréer un paysage intérieur dans lequel cette bonté s’exercera, de reformuler le pacte entre le rêve humain et sa dimension sacrée, d’allier le ciel de sagesse à la terre de l’expérience, et de refaire ainsi le passage entre le monde et nous ?

Merci à : GP

Historias_La Canción de los Condenados.

16 Abr

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Dicen que la primera vez que se tiene constancia, de alguien que escuchara por primera vez la canción de los condenados, fue en un barco de esclavos que partía rumbo al nuevo mundo. Esos mismos esclavos sorprendían a sus amos al oír esa canción mientras trabajaban en los campos, mientras eran castigados a latigazos, mientras sus mujeres e hijas eran violadas. El rumor de la canción cubrió todo el territorio y el diablo blanco vio allí el negocio.

Tras la guerra civil en las tabernas se podía escuchar esa canción mientras se ahogaban penas en alcohol y se liberaban de la opresión del amo. El whisky casero quemaba las gargantas y propiciaba ese particular llanto, que musitaba esas noches, ese tono cautivo al diablo blanco, lo obnubilo de tal modo que no pudo más que querer aprovecharse de él, no comprendía ese tono, esa frecuencia musical, de donde nacía, pero sabía que podría transformarla en oro.

Pronto encontró al Sr. Johnson, firmó un contrato con él a cambio de su alma en un cruce de caminos, y en poco tiempo lo convirtió en leyenda. 29 canciones publico el diablo blanco con el Sr. Johnson, de la noche a la mañana su guitarra y su garganta sonaban en las tabernas y clubs de todo el delta del Mississippi. Este experimento del diablo blanco duro poco, el Sr. Johnson moría envenenado poco tiempo después, inaugurando el selecto club de los 27. El negocio estaba servido, el diablo blanco se llevó consigo su alma y una leyenda nacía. Años más tarde la canción de los condenados salió del Delta y recorrió el país, competía con el folk mediocre del interior, y barrió en el norte. Las estaciones de radio comenzaron a propagar ese tono, lleno de melancolía y rabia. Lamentos desacompasados que te cicatrizaban de inmediato, dejando una huella imborrable.

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El diablo blanco fue comprando almas y propagando esa canción maldita. Etiqueto el producto y lo propago, acompaño a los soldados en la segunda guerra mundial y para cuando la guerra termino, el show ya estaba preparado. Según pasaban los años, las guitarras se fueron electrificando y el sonido fue cobrando distintos matices, distintos tonos. La canción de los condenados se había diversificado tanto que tenía público de todos los colores. El diablo blanco hizo su mayor apuesta, dándole la canción de los condenados a los blancos, así podría controlarlos a todos, y empezó a adquirir almas blancas.

No se limitó a algo local, desde su sede inglesa conquisto Europa, esparciendo la canción de los condenados a través de jóvenes bandas que tomaron a Muddy Waters y a T. Bone Walker, y los fusilaban sin compasión. En el nuevo mundo tomo al joven Preisley para que tamizara y le diera un nuevo tono a esa canción, la misma canción, la misma cadencia, mismo tono, distinto tamiz, mismo veneno para los blancos.

El viejo y el nuevo mundo bailaban al mismo ritmo, distintas formas de escuchar e interpretar la misma canción, distintos géneros, pero siempre era lo mismo. El dinero empezó a llover y a llenar bolsillos, tanto era así que el diablo blanco se permitió el lujo de prescindir de todo aquel que brillara con luz propia, que no acatara sus normas, o no respetara el contrato. Drogas y alcohol fueron la excusa para borrar esos brillos, sacrificios que a la vez provocaban que sus bolsillos se llenaran de oro. La exclusividad acabo centrándose en él, todo músico que quisiera publicar, debía pasar por su filtro, vender su alma y hacer un sacrificio. Esta fue una de las clausulas fijas desde entonces, a partir de la década de los 60 todas las bandas o artistas que se quisieran subir al olimpo, debían sacrificar a un miembro fundador, o en su defecto, el sacrificio se extendía a un familiar o un hijo.

Desde entonces es difícil encontrar una banda o músico, artista, que no haya sacrificado algo más que su propia alma para lograr el estrellato. El diablo blanco es persuasivo y tentador, el resplandor del oro es hipnotizante, así que no era difícil pervertir el genio creativo, y prostituir a estos músicos. El dolor y la aflicción se callaba con drogas y alcohol, sustancias que el diablo blanco proporcionaba a estos artistas, para paliar la mala conciencia y el remordimiento. Era curioso ver como lo tenían todo, todo lo que habían deseado y aun así, era más que evidente su desgracia. Sus conductas autodestructivas provocaban que la mayoría de las veces, el diablo blanco tomara medidas drásticas y sacrificara de forma temprana al cordero. 27 años era la edad ideal para sacrificar a todos aquellos que se vieran sobrepasados por sus propios remordimientos, por su mala conciencia, por ese veneno llamado fama, un pacto con el diablo tiene consecuencias y la música pago el precio más alto.

Al diablo blanco le molestaba tratar con artistas, no comprendía el poder creativo, el arte, solo veía negocio, a largo plazo no le compensaban. Se dio cuenta que muchos de ellos no aguantaban, pronto quedaban totalmente exprimidos, y se veía obligado a alargar la vida pública de esas primeras bandas que de forma ridícula y esperpéntica, esas viejas glorias del rock and roll seguían propagando la canción de los condenados, que un día décadas atrás, vio conquistar el mundo, sin importar la lengua o la cultura.

Fue la tecnología la que ayudo al diablo blanco, este pronto se deshizo de los músicos, tampoco necesitaba cantantes, tenía el producto, era suya la canción de los condenados y la continuaría propagando sin necesidad del genio creativo. Nadie pareció notar la diferencia, a pesar del contraste y la falta evidente de calidad. El diablo blanco sabía que la repetición provocaría la aceptación, así que inyecto su producto de forma constante y mediática, la gente ya no escuchaba música, consumía un tipo de frecuencias que los hipnotizaba y los transformaba en zombis sin criterio ni gusto.

La tecnología sin querer lo hizo tropezar, la popularización de música comprimida, eliminaba las frecuencias que eran insertadas para la hipnosis colectiva, así que el diablo blanco desplego a su ejército de abogados y pleiteo contra ese formato que fomentaba la piratería, esa piratería que al diablo blanco le sirvió para industrializar el mundo, hoy era la excusa para luchar contra el público que quería música, cultura, arte, sin tener que tratar con el diablo blanco en persona. Su huida hacia delante fue propagar más música electrónica, vacía e insustancial, y menos música orgánica.

Hoy por hoy, la música ha muerto para la gran masa de gente, clones que cantan y maniquíes que sujetan instrumentos, es lo que a día de hoy sale en los medios, gente hueca haciendo que cantan y tocan, todo suena igual, pero nadie sabría decir que es lo que escuchan, porque ni siquiera podría escribirse en una partitura. Sonidos, solo eso sonidos nacidos de una computadora. Es la era de los productores, que al servicio del diablo blanco fabrican estos sonidos que al ser replicados de forma constante por los distintos medios, provocan el atontamiento general, donde dejo de valorarse la calidad y solo se presta atención a los millones de descargas, eso es el barómetro del éxito, de la aceptación de la masa. El día en que el músico decidió competir en listas de ventas, fue el día en que mato a la música.

Ahora el diablo blanco no compra almas a músicos o artistas, el diablo blanco tiene las almas de aquellos que consumen sus sonidos. La canción de los condenados perdió su esencia, solo quedo la resonancia en las bodegas de esos mohosos y viejos barcos de esclavos, quedo el eco en los campos, quedo perdido en el aire. Ya no es el lamento del esclavo que trabaja bajo el látigo del amo, ahora es el esclavo el que baila al ritmo de ese mismo látigo.

Todos bailamos la canción de los condenados, porque nosotros somos esos condenados, nosotros somos los esclavos que empapados con el sudor de nuestro trabajo, latíamos al compás, sentíamos a la misma frecuencia, compartíamos el mismo sentimiento. Derramamos la misma sangre, teñimos de rojo la historia, pisamos el barro al mismo ritmo, y movimos nuestras sienes al mismo compás. La métrica del látigo golpeando nuestras costillas, fue la que dio origen a la canción de los condenados, es el lamento apagado que sirvió de desahogo a toda la injusticia y la humillación que sufrió el hombre.

La canción de los condenados sigue sonando en nuestros corazones, acompasados por un mismo latido, confundidos por las etiquetas, el marketing, y el brillo de los focos. Nos quitaron la música, pero seguimos bailando la misma canción, la canción de los condenados.

La Cosecha de Almas : Despertando Conciencia