À bâtons rompus_L’ère de l’intégrisme social planétaire

22 Ene

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INTÉGRISME:
B. − P. anal. Doctrine qui consiste à adopter une attitude de conservatisme intransigeant dans une religion, un parti, un mouvement. (Ds Rob. Suppl. 1970, Lar. Lang. fr. et Lexis 1975).
Prononc. : [ε ̃tegʀism]. Étymol. et Hist. 1913 « conservatisme intransigeant de certains catholiques » (La Pensée catholique contemporaine, août 1913, p. 138). Empr. à l’esp.integrismo « id. » (1885, Dr. Don Celestino de Pazos, El proceso del integrismo). Bbg. Siccardo (F.). Intégriste e intégrisme. Genova, 1979, passim.
***

Je devais avoir 16 ans quand en ouvrant un journal, je vis que l’on nous proposait de construire un abris nucléaire avec des sacs de sable. Des boîtes de conserve, de l’eau, et quelques objets usuels. C’était au temps de la guerre froide entre les États-Unis et L’U.R.S.S.  Quand on naît, on croit naître pour la beauté du monde, de cette planète, de la griserie étoilée de l’Univers. De cette grandeur époustouflante.  Mais on naît de toute la culture de la peur… En fait, on ne sait pas trop de quoi l’on est construit, sinon qu’une propagande de l’enfance jusqu’à l’âge adulte. Et certains meurent sans SE construire. Ils restent prisonniers des filets de l’Histoire. La « Grande ». Celle qui fabrique des guerres, des misères, de la pauvreté.

Tout cela a passé à travers l’Histoire. Et plus je reculais dans celle-ci, plus je prenais conscience des grandes promesses, des réalisations  » à venir », des échecs, mais surtout des leurres.

La beauté du monde, la beauté de la nature humaine, – celle des gens simples -, la beauté de la rivière dont j’entends encore son bruit et que je vois dans mes souvenirs les torrents et les bulles exploser sur les rochers, le soleil qui dardait en juillet et en août, cette bande de jeunes qui avaient la vie devant eux, ce faste du bien-être, de l’élan, tout cela comme un commencement du monde attisait ma soif de vivre, de connaître. Plus encore: de penser que tous les humains regardaient la nature comme la plus grande école léguée à notre univers. Il suffisait de regarder…

Le village était l’univers. La vie était cette vie simple des gens pauvres qui allaient dans un église demander à « Dieu » d’améliorer leur sort et au gouvernement … la même chose.

Naïf, j’avais découpé l’article de journal… Puisqu’on disait pouvoir échapper à ce danger d’extermination.

Après, je me suis jeté dans les livres pour comprendre « l’autre univers ». Celui caché derrière la façade du quotidien qui, lui également, était sculptée par une race étrange qui voulait saccager la rivière pour d’abord en faire un petit barrage utile à la communauté. On le fit. Mais c’était microscopique… Les gens y travaillaient et le village en profitait.

***

Puis vint la découverte des arts: musique, littérature – surtout poésie- , parce qu’après avoir sondé et bien décortiqué le monde qui commençait à se dessiner – non pas celui du village – , celui plus étendu, et  en même temps que se détaillait, se dessinait un portrait plus précis, comme si j avais pris conscience que j’étais un aveugle à qui on avait dessiné des plans du monde de manière bien tendancieuse, je pris conscience de l’ampleur de ce cher bel avenir. Un peu effrayé, j’en conviens. Dieu et diable devaient être la beauté et la laideur des architectes toqués et extravagants qui avaient régné et utilisé des esclaves pendant des siècles.

S’il y avait des guerres ça et là, considérées comme « normales » et en lutte contre le mal, la pire des guerres devint intérieure. Et c’est souffrant. Souffrant parce qu’il faut mourir à cet « appris » implanté » en nous, et cette recherche de distinction entre le « vrai » et le « faux ». Mais c’est de là que se décide l’avenir. Puisque la mort arrive un jour, à quoi donc vaut-il la peine de … peiner.

Alors, pendant près d’une décennie, je suis devenu un chercheur de vérité,  mon propre sculpteur. Mais ce « je » n’a rien de nombriliste, car je voyais bien ceux d’alentour faire la même guerre: celle qui éliminerait toute les guerres. Même celles intérieures. Car si on ne fait pas de soi quelqu’un d’honnête, suffisamment honnête pour voir en face, avec courage, ses faiblesses, il est facile d’abandonner et de se laisser aller vers ces grandes illusion sociales et mourir avec une « tâche accomplie ». Mais le sens du monde n’est pas d’accomplir une tâche, mais de s’accomplir dans une tâche puisqu’il faut bien vivre en se nourrissant, en participant, et à s’intégrer. On ne peut pas exister « seul » sur une île. Notre personnalité se construit à travers la famille, les autres, et les courants de pensée, etc.

Demeurer intact à la beauté, à celle de la nature, des gens, est un tâche difficile. L’ego est un cheval sauvage. On n’y échappe pas. Mais, au moins, ceux qui en sont conscients font une guerre « positive » pour améliorer ce monde.

On se console en se disant que la moindre parcelle de bonheur qu’on livre, la toute petite lumière que l’on perçoit à travers la noirceur grandissante, fait de nous des êtres qui finissons par être un peu plus lumineux.

Nous aimons l’art parce qu’il est un seul art: celui de la vision de la beauté et de la grandeur en chacun de nous. Bref, on se révèle. On nourrit un peu de cette beauté sauvage de la rivière dont je parlais plus haut.

À se demander si tout pouvoir réel  n’est pas de nourrir ou de laisser mourir carrément de faim les gens qui nous entourent. Et ils nous entourent maintenant à la grandeur d’une boule bleue se déplaçant dans l’espace.  S’entre-nourrir de par nos différences doit être un art d’être.

Il y a des gens qui meurent à 16 ans. Ils meurent fondus dans une idée.  Et le mot « intégrisme », si cher à l’actuelle Histoire, en est un galvaudé, maltraité, puisque les quelques millier d’années de nos existences terrestres  ont toujours été des années « d’intégrisme », de gré ou de force, ou simplement de cette absence d’ignorer que le monde rêvé du 18 e siècle était… celui d’aujourd’hui. Et pour avoir pratiqué  la culture de « l’intégrisme », toutes les religions ont massacré des peuples différents pour les… intégrer.

Peu importe les courants religieux, les courants sociaux, nous sommes tous des candidats à « l’intégrisme », à ne sorte de fondue dans une pensée unique et de par celle-ci « condamnés » à  des rêves de grandeurs, des aspirations que certains considèrent plus grands  qu’eux. Mais une organisation ne sera jamais plus grande qu’un humain. Pis encore, ce sont elles qui les façonnent. Puis les organisations façonnent d’autres organisations pour ciseler et niveler des humains.

La gigantesque guerre actuelle est celle devenue, de par la « religion » de l’organisations- supposément capables de régler les problèmes « humains » -, une foi en une mécanique des rapports humains « contrôlés ». Et plus les organisations sont énormes, plus nous saluons ses réussites, et plus nous voulons y adhérer.

C’est l’ère de la puissance des dieux invisibles, mécaniques, cachés, occultes, mais d’une puissance de destruction massive énorme. Cette destruction n’est pas matérielle, elle est humaine. Cette destruction est celle des tyrans économiques, coulés dans l’invisible machine mondialiste qui ébranle le monde. Celle qui nous fait croire que demain sera « meilleur ».

Comment croire, alors, que demain sera une vie nouvelle? Une vie nouvelle passant par tout l’appareillage moderne disjoncté, autant du point de vue des religions que des « religions » sociales, des religions des affairistes….

C’est de cette naïveté dont il faut d’abord se délivrer. Mais la force de ces organisations – religions laïques et bêtement matérialistes – est déjà au-dessus de tous les pouvoirs  humains et des organisations démocratiques pipées comme des dés.

Avec sa race de saigneurs, de battants, de guerriers déshumanisés, voire d’imbéciles sans réelle vision, il adviendra toutefois un jour que le gigantisme et leur « plaisir » à se livrer à une guerre économique par les pions que nous sommes  causera leur propre destruction.

Nous sommes tous des « intégristes » sociaux en fournissant les armes  pour les guerres, – dites nécessaires -, et nos sueurs pour leur flamboyante machine à fabriquer de l’argent pour acheter de nouveaux esclaves à … l’autre bout du monde.

L’esclavage moderne est l’invisibilité de notre participation et de nos chaînes.

Gaëtan Pelletier ( LaVidure)

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